01Située dans les Alpes de Haute provence, au nord-est de Castellane, Entrevaux au garder son caractère de cité médiévale. Outre la ville elle-même, le site est caractérisé par la présence imposante, sur les hauteurs de la ville, d'une citadelle fortifiée par Vauban.

Sous l’empire romain, la cité s’appelait « GLANATE » et se situait sur la rive droite du Var.

Dès sa naissance, GLANATE est un point stratégique puisque situé au carrefour des routes de la voie prétorienne reliant Cimiez à Apt. Au moyen-âge, la cité épiscopale, évêché dès le Vème siècle, porte le nom de la Sedz tandis qu’à 1 km en amont se préfigure la ville d’Entrevaux.

La seigneurie des lieux passe en 1250 des Barons de Beuil aux Féraud, originaires de THORAME, qui prennent le titre de Barons de GLANDEVES.

A partir du Xe siècle, la ville se transfère sur la rive gauche du fleuve et s’installe sur l’éperon rocheux où sa situation entre les vallées lui vaut le nom d’Entrevaux (Inter Valès).

Sous l’impulsion des Barons de GLANDEVES, elle voit son sort définitivement lié au royaume de France. A la Renaissance, les guerres d’Italie opposent François 1er et Charles Quint qui convoite la Provence et s’empare d’Entrevaux.

Les historiens rapportent de cette époque un étonnant épisode au cours duquel un courageux barbier trancha la gorge du Gouverneur espagnol dans les murs de la ville. Donnant le signal de lever les pont-levis, ce fait déclencha le massacre de l’occupant. Reconnaissants, le Dauphin et le Roi déclarèrent par la charte d’Avignon, Entrevaux ville Royale du Royaume de France, dépendant directement du roi et exemptée de toutes tailles, emprunts, services et devoirs.

05L’isolement d’Entrevaux aux confins du royaume créait une situation périlleuse, aussi tous les souverains veillèrent au renforcement des fortifications. En 1624, Richelieu décide de les compléter et de les renforcer.

La citadelle, vigie solitaire suspendue à un piton rocheux, témoigne encore des efforts pour prévenir les multiples tentatives d’invasions qu’a dû repousser le village. Le Roi Louis XIV décide de consolider  "le corset des forteresses" qui bloque les grands cols alpins (Briançon, Embrun, Seyne-les-Alpes, Colmars, Entrevaux). La tâche est confiée à Vauban. Ce verrou méridional se révèlera inviolable, rien ou presque de cette époque n’a disparu.

Pour accéder à la ville, préférez quitter la route habituelle juste avant la rampe d'accès moderne et montez à pied sur la gauche pour admirer l'aqueduc, les moulins à huile et la cascade. Toujours par cet itinéraire, vous aurez la surprise d'arriver sur la place qui fait face au pont-levis, seul accès à la vieille cité.

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Une fois franchie la superbe porte d'accès à la cité, je vous engage à vous perdre dans le dédale de ruelles magnifiques parsemées de places ombragées et accueillantes. N'ayez pas d'inquiétude, vous ne risquez pas de vous perdre, le flêchage est particulièrement bien fait et la cité n'est pas bien grande...

 

 

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Ne manquez pas d'aller voir la cathédrale Saint-Jean. Si l'extérieur n'en laisse rien paraître, l'intérieur est magnifique et vaut le détour.

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La haut, la citadelle nous appelle.  Plutot que d'emprunter le trés beau chemin pavé par VAUBAN qui débute au centre ville (2 euros), après avoir franchi la porte d'Italie faites vous indiquer par un habitant le chemin qui vous conduira à travers les oliviers vers la citadelle. La promenade est superbe. Prenez le temps d'apprécier la vue et les senteurs, surtout en automne.

 

 

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Puisque nous ne l'avons pas empruntée à l'aller, prenons maintenant la rampe Vauban pour redescendre vers la cité médiévale (Descente gratuite). Notez les innombrables portes parsemant la rampe et destinées à ralentir la progression d'un éventuel ennemi.

 

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